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Compte rendu de l'audience à l'ARS

Le 03/12/2022

Le Directeur départemental de l’ARS 35 a reçu une délégation citoyenne composée de 2 membres de la coordination Le Monde D’Après, du collectif Dinan diver’Cité et du maire de la commune de Lanvallay parlant au nom  des élus des communes de la frange sud du pays de Dinan et de Dinan agglomération.  

 

Quelques confirmations.

Sur l’enveloppe financière en cours de finalisation sur une base de 480 millions dont 150 financés par une subvention de l’ARS. Elle sera présentée mi-décembre à la Commission Nationale des Investissements de Santé pour validation. Pas d’autre précision sur les 330 millions à financer par emprunt par le Groupement Hospitalier et la gestion de l’endettement qui en découlera.

Sur le positionnement des 3 sites : Cancale sans changement, Saint-Malo serait le lieu d’implantation du plateau technique. Pour Dinan, le directeur départemental indique l’ouverture d’une offre médecine de spécialité permanente (sans lit d’hospitalisation complète !) et d’un accueil des urgences de premier niveau avec déchocage à l’hôpital à Dinan, étude d’une « maison des naissances » à imaginer pour pallier les effets négatifs de la suppression de la maternité et ouverture d’un service de soins de suite et de rééducation.

L’ARS affirme sa volonté de rendre le système hospitalier « attractif » pour fidéliser des spécialistes et lutter contre la désertification mais aucune perspective concrète n’est donnée sur la solution à apporter pour remédier à la crise de la démographie des professions de santé (médecins et paramédicaux) sur les 7 prochaines années, à part la montée en puissance des nouveaux métiers soignants aux responsabilités élargies (infirmièr.e de pratique avancée,…). 

 

Beaucoup d’interrogations subsistent.

Quelle sera la capacité globale du projet en termes de lits d’hospitalisation à temps complet ? Qu’en sera-t-il des fermetures pour les fermetures envisagées à l’hôpital de Dinan. Comment réduire les capacités d’accueil et faire face à la croissance de la population, à son vieillissement et aux pics d’activité. Comment prévenir le risque de voir de plus en plus de patients passer des sur des brancards dans les couloirs des urgences.

Quel sera rôle de l’hôpital public dans le fonctionnement du système sanitaire : le principe du rôle de pilotage est réaffirmé sans précision sur le partage des spécialités et des services avec les structures privées. C’est la porte ouverte pour une privatisation accrue du système de santé ainsi que cela peut être observé dans de nombreux territoires

Quel sera le dispositif de soins post-hospitalisation? Cela reste totalement flou et on peut douter de la capacité de la médecine de ville à venir en appui à l’hôpital, alors que les praticiens sont d’ores et déjà en nombre insuffisant ou surchargés. Le projet est en discussion au sein du CTPS (Communauté territoriale Professionnelle de Santé) composée de médecins libéraux.

Quelle sera la pérennité d’un tel dispositif qui risque d’induire une fuite supplémentaire de patients vers Rennes ou, dans une moindre mesure, vers Saint-Brieuc provoquera à terme une perte de charge et risque de mettre en péril l’existence même du secteur sanitaire ?

 

Un constat demeure, celui d’une démocratie sanitaire aux petits pieds.

Seuls les documents finalisés font l’objet d’une communication publique, les éléments discutés en réunion de travail restent circonscrits aux groupes de travail. La population ne peut donc intervenir sur le déroulé de discussions qui la concernent et donc en amont des décisions. 

Les élu.e.s de terrain ne sont pas associés à l’aménagement du territoire, ainsi qu’en témoigne le maire de Lanvallay qui dénonce le rôle des agoras organisées par l’ARS, qui se limitent à la communication de décisions déjà prises en leur absence et dont la seconde série a été annulée.

Les représentants des patients dans certaines instances de concertation sont nommés par l’ARS, ce qui interroge sur la transparence en matière de prise de décision Le directeur Départemental de l’ARS 35 rappelle toutefois que les présidents des conseils de surveillance et des Comités Territoriaux de Santé ont toute latitude pour associer les organisations qui le souhaitent à participer aux réunions de leurs instances et à diffuser l’information. Force est de constater que jusqu’à présent, malgré des réponses positives à nos demandes de rencontre des maires de Saint-Malo et de Dinan, ainsi que du directeur du Groupement Hospitalier, il n’a été constaté aucune démarche concrète dans ce sens.  

 

 

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Conférence de Christophe Prudhomme, médecin urgentiste

Le 03/12/2022

Christophe Prudhomme est médecin urgentiste au SAMU 93, porte parole de l'AMUF (Association des Médecins Urgentistes de France). C'est un des grands médecins, syndicalistes, très engagés pour la défense du service public de santé.

Il était l'invité de la coordination LMDA à Saint-Malo le 1° Mars 2022. Un incident technique avait empêché la captation vidéo de son intervention et nous le regrettions tant nous avions appris sur le processus du grand démentellement de l'hôpital public et comment élaborer des solutions pour sortir de la crise.

Vendredi 25 Novembre à Vitré, grâce à LFI, nous avons eu une séance de rattrapage de ce bel exercice "d'éducation populaire"  comme le qualifie lui même Christophe Prudhomme.

Voici donc la captation intégrale de son intervention qui vient compléter la conférence remarquée de Fredéric Piéru en Janvier 2022.

 

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Citoyen.ne.s en quête d'informations à l'ARS

Le 02/12/2022

Rendez-vous a été pris et honoré le Lundi 28 Novembre

avec le direction de l'ARS Bretagne par la coordination Le Monde d'Après du Pays de Saint-Malo et le collectif DINAN Diver'cité.

Où en est le projet de restructuration des hôpitaux publics de Saint-Malo, Dinan, Cancale ?

 

COMMUNIQUÉ

AUDIENCE ACCORDEE PAR L’ARS BRETAGNE

Le Directeur départemental de l’ARS 35 a reçu une délégation citoyenne composée de 2 membres de la coordination Le Monde D’Après, du collectif Dinan diver’Cité et du maire de la commune de Lanvallay parlant au nom  des élus des communes de la frange sud du pays de Dinan et de Dinan agglomération.  

Quelques confirmations.

Sur l’enveloppe financière en cours de finalisation sur une base de 480 millions dont 150 financés par une subvention de l’ARS. Elle sera présentée mi-décembre à la Commission Nationale des Investissements de Santé pour validation. Pas d’autre précision sur les 330 millions à financer par emprunt par le Groupement Hospitalier et la gestion de l’endettement qui en découlera.

Sur le positionnement des 3 sites : Cancale sans changement, Saint-Malo serait le lieu d’implantation du plateau technique. Pour Dinan, le directeur départemental indique l’ouverture d’une offre médecine de spécialité permanente (sans lit d’hospitalisation complète !) et d’un accueil des urgences de premier niveau avec déchocage à l’hôpital à Dinan, étude d’une « maison des naissances » à imaginer pour pallier les effets négatifs de la suppression de la maternité et ouverture d’un service de soins de suite et de rééducation.

L’ARS affirme sa volonté de rendre le système hospitalier « attractif » pour fidéliser des spécialistes et lutter contre la désertification mais aucune perspective concrète n’est donnée sur la solution à apporter pour remédier à la crise de la démographie des professions de santé (médecins et paramédicaux) sur les 7 prochaines années, à part la montée en puissance des nouveaux métiers soignants aux responsabilités élargies (infirmièr.e de pratique avancée,…). 

Beaucoup d’interrogations subsistent.

Quelle sera la capacité globale du projet en termes de lits d’hospitalisation à temps complet ? Qu’en sera-t-il des fermetures pour les fermetures envisagées à l’hôpital de Dinan. Comment réduire les capacités d’accueil et faire face à la croissance de la population, à son vieillissement et aux pics d’activité. Comment prévenir le risque de voir de plus en plus de patients passer des sur des brancards dans les couloirs des urgences.

Quel sera rôle de l’hôpital public dans le fonctionnement du système sanitaire : le principe du rôle de pilotage est réaffirmé sans précision sur le partage des spécialités et des services avec les structures privées. C’est la porte ouverte pour une privatisation accrue du système de santé ainsi que cela peut être observé dans de nombreux territoires

Quel sera le dispositif de soins post-hospitalisation? Cela reste totalement flou et on peut douter de la capacité de la médecine de ville à venir en appui à l’hôpital, alors que les praticiens sont d’ores et déjà en nombre insuffisant ou surchargés. Le projet est en discussion au sein du CTPS (Communauté territoriale Professionnelle de Santé) composée de médecins libéraux.

Quelle sera la pérennité d’un tel dispositif qui risque d’induire une fuite supplémentaire de patients vers Rennes ou, dans une moindre mesure, vers Saint-Brieuc provoquera à terme une perte de charge et risque de mettre en péril l’existence même du secteur sanitaire ?

Un constat demeure celui d’une démocratie sanitaire aux petits pieds.

Seuls les documents finalisés font l’objet d’une communication publique, les éléments discutés en réunion de travail restent circonscrits aux groupes de travail. La population ne peut donc intervenir sur le déroulé de discussions qui la concernent et donc en amont des décisions. 

Les élu.e.s de terrain ne sont pas associés à l’aménagement du territoire, ainsi qu’en témoigne le maire de Lanvallay qui dénonce le rôle des agoras organisées par l’ARS, qui se limitent à la communication de décisions déjà prises en leur absence et dont la seconde série a été annulée.

Les représentants des patients dans certaines instances de concertation sont nommés par l’ARS, ce qui interroge sur la transparence en matière de prise de décision Le directeur Départemental de l’ARS 35 rappelle toutefois que les présidents des conseils de surveillance et des Comités Territoriaux de Santé ont toute latitude pour associer les organisations qui le souhaitent à participer aux réunions de leurs instances et à diffuser l’information. Force est de constater que jusqu’à présent, malgré des réponses positives à nos demandes de rencontre des maires de Saint-Malo et de Dinan, ainsi que du directeur du Groupement Hospitalier, il n’a été constaté aucune démarche concrète dans ce sens.  

Soignants épuisés et pas entendu à l'hôpital de Saint-Malo

Le 16/11/2022

Ouest France, édition de Saint-Malo, le 16 Novembre 2022Capture d e cran 2022 11 16 a 15 09 47

UFC que choisir : Le dossier Accès aux soins

Le 14/11/2022

-> Titre du document : Le dossier "Accès aux soins"

-> Thème d'action : #santé, #démocratie sanitaire

-> Auteur(s) : UFC Que choisir

-> Chapeau de présentation. 

Dépassements d’honoraires, déserts médicaux, pénurie de médecins… se soigner est-il devenu un luxe ? Enquêtes, décryptages, études : découvrez toutes les publications de nos experts dans notre dossier consacré à ce sujet.

Le Dossier : https://www.quechoisir.org/dossier-acces-aux-soins-t129/

La carte de l'intolérable fracture sanitaire

 

Blog Médiapart : Adresse aux français pour stopper la mise à mort de nos Hôpitaux Publics

Le 14/11/2022

Sur le blog MEDIAPART de Laurent THINES un billet intéressant sur la casse de l'hôpital public.

Tribune dans l'Equipe : « Notre sport magnifique doit changer »

Le 14/11/2022

 

Texte écrit par Simon Fellous (chercheur en écologie), Adrien Hardy (navigateur), Arthur Le Vaillant (navigateur), Stanislas Thuret (navigateur) et les membres du collectif La Vague. Publié dans l'EQUIPE, le 9 octobre 2022 à 10h02

L'heure est venue d'investir la créativité, l'énergie et l'engagement dont regorge notre communauté vers sa métamorphose. Ensemble, navigatrices et navigateurs, constructeurs de bateaux, organisateurs de course, sponsors, journalistes, public, attelons-nous à réinventer notre sport.

« Le dérèglement climatique, la pollution et la destruction de la biodiversité sont aujourd'hui des évidences. Partout, des initiatives émergent pour créer un futur désirable, sobre et soutenable pour tous. Nous aussi, navigatrices et navigateurs, professionnel·le·s de ce sport aux valeurs extraordinaires devons faire notre part. La voile, symbole de courage et d'innovation, en symbiose avec la mer et les éléments naturels, ne peut être en retard sur l'Histoire. L'aventure aujourd'hui est aussi d'inspirer un monde nouveau. Un monde dans lequel les ressources naturelles sont utilisées avec parcimonie et la biodiversité préservée. Un monde dans lequel États, entreprises et citoyens sont acteurs du changement.

Nous pratiquons un sport magnifique mais il est déraisonnablement polluant et élitiste. Bien sûr, les initiatives foisonnent pour développer de nouveaux matériaux et encourager les prises de conscience. Ces engagements sont assurément louables. Permettront-ils de réduire nos émissions de gaz à effet de serre d'un facteur 5 à 10 comme le recommandent les conclusions scientifiques du GIEC ? La réponse est évidemment non.

Aujourd'hui, nous célébrons le prochain départ de la Route du Rhum 2022. Course à laquelle les plus grands marins et les plus innovants voiliers du monde vont participer. Réjouissons-nous de ce que nous vivons collectivement, quelle fête ! Puis réfléchissons à la prochaine, toute aussi belle et pourtant pleinement inscrite dans les limites de notre terre. Car le bilan du modèle actuel est accablant. La Route du Rhum (chiffre OCsport 2018) libère dans l'atmosphère environ 145 000 tonnes d'équivalent CO2, la logistique et les transports représentant les trois quarts de ces émissions.

Pour mémoire, notre planète ne peut soutenir que 2 tonnes par personne et par an. Des centaines de bateaux moteurs qui accompagnent le départ, brûlant des dizaines de milliers de litres de carburant en une après-midi. Ce sont 36 bateaux neufs construits pour l'occasion, dans des matériaux issus du pétrole et de métaux rares, libérant près de 9 500 tonnes d'équivalent CO2. Ces chiffres, en augmentation d'une course à l'autre, sont en totale contradiction avec les enjeux actuels. Le spectacle des sports et des arts mobilise des ressources naturelles, comment trouver un équilibre soutenable ?

Ensemble réinventons les règles du jeu ! Les pistes sont nombreuses. Inclure l'impact environnemental dans les règles de course ou dans les jauges, avec des "eco-rating" ou des quotas carbone. Valoriser les performances des marins engagés sur des voiliers anciens plutôt que mettre en valeur les constructions neuves. Réduire la vitesse pour épargner les animaux marins victimes de collisions. S'entraider entre équipes. Recentrer notre communication sur l'aventure humaine, plutôt que sur celle du" toujours plus technologique". Réinventer nos villages de course afin de toucher le plus grand nombre avec un impact minimal. Organiser des courses qui reviennent au port de départ afin de réduire l'impact des logistiques de transport. Les formidables performances des voiliers d'aujourd'hui nous permettraient, par exemple, de courir en 2026 une Route du Rhum aller et retour ; le spectacle serait doublé ; l'aventure plus pure.

L'heure est venue d'investir la créativité, l'énergie et l'engagement dont regorge notre communauté vers sa métamorphose. Ensemble, navigatrices et navigateurs, constructeurs de bateaux, organisateurs de course, sponsors, journalistes, public, attelons-nous à réinventer notre sport. Réinventons le concept de performance. Replaçons l'intérêt général au coeur de notre rôle sociétal. Développons des technologies sobres et utiles au plus grand nombre. Rendons la voile plus accessible. Transmettons nos savoir-faire, uniques et si utiles aux énergies marines renouvelables et au transport maritime bas carbone. Devenons ambitieux et exemplaires dans nos actions, modestes et authentiques dans la communication de nos projets.

Changeons, mais n'oublions personne en chemin. Appliquons aux humains les égards que nous portons à la Nature. Inventer ensemble le nouvel écosystème de la course au large, s'y atteler au plus tôt, est la meilleure solution pour que chacun y trouve sa place. Le temps des bouleversements climatiques est là. Nous, navigatrices et navigateurs, pouvons y être des phares dans la nuit des tempêtes. Solides et confiants, le regard tourné vers un horizon joyeux. »

En signant ce texte, je m'engage à agir en changeant les règles de notre sport avec l'objectif de renoncer à l'utilisation de nouvelles ressources, à développer le réemploi, à chasser le gaspillage, à limiter mes déplacements, à stopper la pollution des milieux, à préserver la santé des personnes, et à respecter la Nature et les Hommes.

La liste des signataires

François Gabart, Francis Joyon, Isabelle Autissier, Roland Jourdain, Jean Galfione, Yann Eliès, Marc Guillemot, Marie Tabarly, Armel Tripon, Yoann Richomme, Isabelle Joschke, Catherine Chabaud, Yves Le Blevec, Arthur Le Vaillant, Simon Fellous, Adrien Hardy, Gwénolé Gahinet, Erwan Le Roux, Jimmy Pahun, Lalou Roucayrol, Lionel Péan, Romain Attanasio, Tanguy Leturquais, Kito De Pavant, Sidney Gavignet, Eric Loizeau, Marc Van Peteghem, Mark Turner, Yvan Bourgnon, Nicolas d'Estais, Violette Dorange, Eric Péon, François Jambou, Pierre Leboucher, Tanguy Delamotte, Stéphane Le Diraison, Corentin Douguet, Romain Pillard, Capucine Trochet, Luce Molinier, Christophe Baley, Don McIntyre, Jane Zhou, Simon Watine, Laurent Bellaïche, Morgane Ursault-Poupon, Sacha Laniece, Pierre Meilhat, Axel Trehin, Marie Gendron, Romain Rossi, Valentin Gautier, Jonas Gerckens, Edgar Vincens, Julia Courtois, Maxime Cauwe, Didier Levourch, Jean-Baptiste Daramy, Keni Piperol, Julia Virat, Mikael Mergui, Clara Fortin, Emmanuel Versace, Jean-Philippe Cau, Christophe Brière, Hervé Nougier, Nathalie Illie, Juliette Paumier, Pierre Rebion, Astrid Vandenhove, Fabrice Galla, Simon Bernard, Marie-Laure Boulot, Yannick Perrigot, Emmanuelle Périé-Bardout, Ghislaine Bardout, Laurine Mattheyses, Théo Gavillet, Brice Villon, Damien Job, Thierry Formel, Solène Saclier, Matthieu Baillorge, Evelyne Gross.