Luttes sociales

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    GREVE le 18 MAI à LA POSTE, MANIFESTATION à Rennes

    Le 19/05/2021

     

    Les organisations syndicales départementales de La Poste SUD, CGT et FO appellent à la grève le 18 mai dans tous les secteurs de La Poste : courrier, colis, bureaux de poste, centre financier.

    Images  POURQUOI ?

    Parce que les dirigeants de La Poste ont décidé de leurs orientations « stratégiques » 2020-2030 qui ont des incidences importantes sur l’emploi, les rémunérations et l’avenir des services et de la présence postale dans les territoires :

    Le Courrier…

    Pour les patrons de La Poste, le courrier est « fini » et n’a aucun avenir. Il faut donc multiplier les réorganisations et les suppressions d’emplois et de tournées. Ils annoncent 275 suppressions d’emplois sur la DEX (Bretagne) !! Mais outre les suppressions de tournées, c’est le métier de facteur qu’ils veulent transformer de fond en comble en créant des « équipes autonomes » dédiées essentiellement à d’autres activités (VSMP, enquêtes sanitaires, etc..)

    Parallèlement, ils envisagent de réduire le nombre de Plateformes industrielles (26 PIC aujourd’hui, 15 demain..).

    Les centres financiers..

    Là aussi, leurs orientations sont « étonnantes » pour ne pas dire décapantes. Voilà que les activités de la « banque de détail » ne sont plus source d’avenir. Dans la CDSP nationale sur leurs orientations politiques, on s’aperçoit que l’avenir serait de participer à la financiarisation et au développement à l’international ! Non seulement le PDG Philippe Heim annonce qu’il faut faire 100 millions d’euro d’économie mais de plus au lieu de 23 centres financiers il ne veut plus que 6 « entités régionales » en 2022 regroupant 3 ou 4 sites actuels !. Et là encore, les agents sont appelés à se recycler et s’adapter particulièrement ceux travaillant dans le middle office, tandis que les clients sont appelés à être très patients pour avoir un interlocuteur…/

    Le réseau des bureaux de Poste, zone sinistrée !

    A ce jour en Bretagne, il y a donc 349 « bureaux de poste », 366 agences postales communales, 60 bureaux « facteurs guichetiers » et 159 relais poste commerçants….Par an, la direction de La Poste supprime 25 bureaux de poste…Et le nombre de ces suppressions s’accélère pendant la période Covid, en 2020 et en 2021. Mais surtout la direction a pour objectif en 2021 de supprimer 10% des chargés de clientèle en Bretagne : 76 sur 758 !! Or la situation est déjà intenable pour les chargés de clientèle qui colmatent les brèches au point que la direction a recours à plus de 50 intérimaires. Les orientations politiques des dirigeants de La Poste mettent donc en péril non seulement la présence postale dans les territoires mais aussi la santé physique et psychique des agents . Plus de 25% des agents sont en absence médicale… ce qui est le symptôme de très mauvaises conditions de travail !

    Le colis…

    Les patrons de La Poste ont décidé de contourner le réseau de tri et d’acheminement des colis en faisant massivement appel à la sous-traitance. Mieux même, ils créent des plateformes gérées par une filiale Viaposte (St Barthélémy d’Anjou) pour prendre du trafic traité par la PFC du Rheu !! Les orientations des patrons de La Poste consistent à diminuer les emplois et à recruter massivement du personnel précaire et intérimaire (plus de 80 sur la PFC du Rheu). Le recours à de la manutention en vrac amène des conditions de travail déplorables.

    ​​​​​​​Courrier, Colis, Bureaux de Poste, centres financiers, tous les postiers sont touchés par cette politique destructrice d’emplois…Aujourd’hui, il y a plus de 3000 intérimaires pour 5000 postiers au courrier dans les 4 départements bretons.  Et encore plus fort, les dirigeants de La Poste suppriment la prime d’intéressement alors que Le groupe La Poste est bénéficiaire (2,2 milliards avec l’intégration de la CNP). Quant à une éventuelle prime covid, pour des salariés qui n’ont jamais arrêté de travailler pendant les confinements, c’est aussi niet !!

    Rendez-vous 11 H, rue du Pré Botté, Rennes

    (Le parcours de la manifestation en centre ville a été déposé à la préfecture).

     

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    Virginie et Jean François, travailler dans la restauration durant la pandémie

    Le 20/04/2021

    Un nouvel épisode de "Paroles de malouins, malouines".

    Virginie et Jean François, employé.e.s de restauration. Ils nous parlent de leur vécu durant une année de pandémie et deux confinements.

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    Capture d e cran 2021 04 14 a 14 06 42

    Contribuer à l'écriture du "Plan de sortie de crise"

    Le 14/04/2021

    Capture d e cran 2021 04 14 a 14 06 55

    En préparation d'Etats Généraux le collectif national "Plus Jamais ça" propose un "plan de sortie de crise" à discuter et amender.

    Autour de l'appel "Plus jamais ça", depuis plusieurs mois, des organisations syndicales et associatives convergent, convaincues que les réponses aux urgences sociales et écologiques doivent être construites ensemble. La crise qui a éclaté au début de l'année 2020 montre une fois de plus la nécessité de changer de système. C’est pourquoi ces organisations ont constitué un front élargi et inédit pour initier une tribune, puis une pétition et un appel aux mobilisations du 1er mai 2020.

    Un an plus tard il est plus que nécessaire de dépasser l’effet de sidération paralysant que génère le traumatisme de la crise sanitaire dont on ne voit pas la sortie, confinements après confinements. La population doit exiger que des enseignements soient tirés et de nouvelles politiques de remédiation et rupture soient adoptées. C’est le sens des mesures que propose et verse au débat ce "PLAN DE SORTIE DE CRISE". Elles sont volontairement précises et le plus souvent chiffrées mais ne sont pas figées, ficelées et définitives. Elles sont soumises au débat public pour être complétées.

    Le texte du Plan de sortie de crise peut donc faire l'objet d'amendements citoyens d'ici aux Etats Généraux organisés par "Plus jamais ça" les 28 et 29 Mai, à Paris. Le samedi 29 devraient se dérouler des ateliers : le matin sur la base des amendements apportés au plan de sortie de crise (les thèmes qui font débat) et l'après-midi serait dédiée aux différentes formes de luttes pour mettre en acte ce Plan. 

    A Saint-Malo, la coordination Le Monde d'Après réfléchit à une contribution possible aux Etat Généraux. Le comité de pilotage doit décider des thèmes sur lesquels une contribution locale pourrait être faite ainsi que la manière de produire ce texte (ordre du jour de la prochaine réunion du comité de pilotage, Lundi 19 Avril)

    Pour prendre connaissance du "Plan de sortie de crise" téléchargez le : 

    Le plan de sortie de crise attac-le-plan-de-sortie-de-crise.pdf (483.78 Ko)

     

    N'hésitez pas à rejoindre la coordination et participer à la réflexion

    en vous inscrivant à notre liste de contacts en envoyant un message en ce sens à "construisonslapres" <construisonslapres@gmail.com>

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    Retraités : déclaration du 31 mars 2021

    Le 01/04/2021

    L'intersyndicale* des retraités du Pays Malouin mobilisait le 31 Mars

    En colère de ne pas être entendus par le gouvernement et le Président de la République qui ignorent leurs revendications, les retraité.e.s se mobilisent  à nouveau aujourd’hui, pour les raisons suivantes :

    • Tout d’abord, pour le rattrapage de leur pouvoir d’achat attaqué durement depuis des années. Une pension sur trois est inférieure à 1000€ et de nombreux retraités sont contraints à des privations importantes pour boucler leur fin de mois. C’est inadmissible !

    De même, de 2008 à 2019, les prix ont augmenté de 13%, les pensions de seulement 6% donc une baisse de 7% du pouvoir d’achat de la pension brute. A laquelle s’ajoute depuis l’arrivée de Macron au pouvoir, l’augmentation de la CSG et de mesures fiscales défavorables aux retraités qui leur ont fait perdre presque 2 mois de pensions sur les années 2018, 2019 et 2020.

    Les retraités sont la cible « privilégiée » de Macron pour compenser les cadeaux aux grandes entreprises et aux plus fortunés avec notamment la suppression de l’ISF et la distribution d’aides massives aux grandes entreprises (230 milliards d’euros par an, soit plus que le budget de la santé !). Cet argent est pris sur nos impôts et le budget de la Sécu. Les entreprises du CAC 40 peuvent alors gaver leurs actionnaires en leur distribuant près de 60 milliards d’euros par an.

    La pauvreté s’étend pendant que la fortune des 0,1% des français les plus aisés a augmenté d’un quart depuis 2017. La France ne manque pas d’argent mais de justice sociale. Une revalorisation immédiate de nos pensions, 100€ tout de suite, puis 300€, est nécessaire.

    Mais nous demandons surtout le retour à l’indexation des pensions sur le salaire moyen.

    • Nous réclamons également la prise en charge de la perte d’autonomie à 100% dans la branche maladie de la Sécurité Sociale et refusons la création de la 5ème branche de la Sécu, car elle sépare ce qui relève de la santé de ce qui relève du handicap, alors que ceux-ci sont étroitement liés ; elle remet en cause le principe de la solidarité intergénérationnelle, en faisant peser son financement en grande partie sur les seuls retraités, et ouvre la porte aux assurances privées. Nous réclamons aussi la création d’un grand service public de l’autonomie.

    • La crise sanitaire actuelle met en évidence le rôle primordial du service public de santé. Plus généralement, nous avons besoin de services publics de proximité accueillant physiquement les citoyens

    • Il nous faut un vaccin anti-covid produit massivement et rapidement pour toutes et tous.

    Macron gère la crise en toute opacité en s’appuyant sur un « conseil de défense » qui n’a aucune légitimité démocratique et le gouvernement a fait le choix de confier la répartition des vaccins au cabinet privé américain Mc Kinsey et la gestion des rendez-vous à la plate-forme privée Doctolib, au lieu de s’appuyer sur des organismes publics comme la CPAM, par exemple. Il faut passer des heures pour tenter d’obtenir un rendez-vous car l’approvisionnement en vaccins ne suit pas. La production des vaccins est soumise à la loi du marché et au bon vouloir des groupes pharmaceutiques. Sanofi, qui a bénéficié des subventions d’Etat, a augmenté ses profits de 340% en 2020 et supprimé, en pleine pandémie, 1700 emplois dont 400 postes de chercheurs. Nous demandons que les brevets des vaccins deviennent des biens publics, que les labos pharmaceutiques soient réquisitionnés et que soit créé un pôle public du médicament.

    • De même, nous exigeons que les  hôpitaux et les EHPAD soient dotés du matériel et des personnels soignants nécessaires. En pleine pandémie et au nom du « tout ambulatoire », la suppression de lits se poursuit (7200 entre 2017 et 2020) et la loi de finances de la sécurité sociale 2021 fait 4 milliards d’économies sur le budget de l’hôpital public.

    Le Conseil départemental d’Ille et Vilaine veut recruter des étudiants pour les EHPAD. Certes, la crise a plongé beaucoup d’étudiants dans une situation très difficile. Mais ce dont les EHPAD ont urgemment besoin, ce sont de personnels médicaux-sociaux qualifiés et bien rémunérés, justement ceux qui sont formés dans nos lycées professionnels !

     

    Après la fermeture de la maternité et du service de réanimation de Dinan, nous avons les craintes les plus fortes que les réorganisations d’hôpitaux accentuent ce mouvement et nous nous inquiétons du fait que la lettre de cadrage concernant ceux de St-Malo et Dinan n’ait toujours pas été rendue publique alors que le projet est déjà lancé.

    Pour nous, ce projet ne doit pas se traduire par un simple développement de l’ambulatoire. Il doit maintenir et développer l’ensemble des spécialités existantes sur les deux sites de Saint-Malo et Dinan pour garantir une accessibilité à des soins de proximité pour toutes et tous, maternités comprises, dans des hôpitaux 100% publics.

    Enfin, nous combattons la tendance à opposer les générations entre elles et à les mettre en concurrence. Certains osent même affirmer que « toutes les vies n’ont pas le même prix » et  sous-entendent que les plus âgés pourraient renoncer à leur espérance de vie.

    C’est inacceptable, insoutenable moralement et dangereux pour la cohésion sociale, nous avons besoin de solidarité !

    Non les retraités ne sont pas des privilégiés et, après leur vie professionnelle, ils restent très utiles à la société ! Ils ont déjà payé un lourd tribut à l’épidémie de coronavirus.

    Continuons à nous battre pour la revalorisation de nos pensions et le développement de services publics de santé de qualité.

    L’argent existe pour plus de justice sociale !

    * L'inter-syndicale réunit : CGT, FSU, FO, Solidaires

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    Edf 1

    Non à la casse d'EDF

    Le 15/01/2021

    Le gouvernement, en accord avec la direction d’EDF et la Commission européenne, prépare activement le démantèlement d’EDF – nommé projet « Hercule » – susceptible d’être adopté, par voie d’ordonnance (sans débat ni possibilité d’amendement pour les parlementaires), sous la forme d’un article de la future loi issue de la convention citoyenne sur le climat.