Hôpital et santé publique

Projet hospitalier Rance Emeraude

Le 24/01/2024

Le Monde D’Après* et Dinan diver’Cité

ont rencontré Monsieur le Maire de Dinan

En octobre dernier, la coordination malouine Le Monde d’Après et l’association Dinan diver’Cité s’adressaient dans une lettre ouverte aux élus et responsables du Groupement Hospitalier de Territoire Rance Emeraude en pointant l’absence de communication officielle sur l’état d’avancement du projet de restructuration des hôpitaux publics de notre secteur sanitaire. Plusieurs signaux nous amenaient à penser que l’étape Conseil National pour les Investissements en Santé n’était pas sans risque pour le projet.  Notre inquiétude étant ignorée des décideurs, nous les relancions à la mi-novembre sous la forme d’une demande d’audience, dans la même configuration que celle que nous avions obtenue en décembre 2022. A ce jour, seuls le maire de Dinan et le Président du Conseil Départemental des Côtes d’Armor ont réservé une suite positive à cette demande.

Entretemps, le maire de Saint-Malo confirmait (Ouest-France du 3/01/2024) que le Grand projet hospitalier rencontrait bien des difficultés devant les instances ministérielles notamment en ce qui concerne son financement, au point qu’il était question de présenter « un plan B ».

Cet aspect du dossier a fait naturellement l’objet d’échanges lors de l’entretien que nous a accordé le maire de Dinan le 9 janvier dernier. Celui-ci a cependant relativisé les obstacles rencontrés et nous a assuré que le projet médico- soignant n’était pas remis en question et qu’en dépit de quelques ajustements et optimisations fonctionnelles nécessaires, le Conseil National de l’Investissement en Santé avait donné un quasi « feu vert » au Grand Projet. Autrement dit, pas de nécessité de plan B.

Qui croire ?

Cette dissonance inquiétante entre les élus nous interpelle : ne seraient-ils pas tenus à distance du dossier par la technostructure sanitaire (Ministère, ARS, direction du GHT) ? Autre exemple : le maire de Dinan a assuré, s’agissant du processus juridique de constitution d’un établissement unique, qu’on ne pouvait pas parler de « fusion-absorption ». Or, c’est précisément cette formule juridique (au passage, empruntée au droit des sociétés privées) qui est inscrite dans le titre et l’article 1 de la décision de l’ARS en date du 26 décembre 2023, fondant la création du Groupe Hospitalier Rance Emeraude. Ce n’est pas qu’une question symbolique. Il s’est agi de transférer à l’établissement unique dont le siège social est à Saint-Malo toutes les autorisations de Dinan et Cancale en matière de médecine, de chirurgie, médecine d’urgence, soins de longue durée, soins de suite et de réadaptation. On concentre ainsi entre les mains du directeur du groupe hospitalier Rance-Emeraude le pilotage intégral de la nouvelle structure hospitalière.

Nombre de lits ?

Autre interrogation portant sur le nombre de lits ouverts au sein du groupe hospitalier Rance Emeraude : Monsieur Lechien nous a assuré qu’il n’y avait aucune incertitude et que le nombre de lits était maintenu, sans toutefois nous communiquer le chiffrage. Un document attestant de cette donnée existe-t-il ? Quelle répartition par service ? Si oui, pourquoi n’est-il pas rendu public ? Nous ne pouvons que nous étonner du fait que cette donnée essentielle ne soit pas communiquée à la population du secteur.

Développement du secteur privé au détriment de l'hôpital public ?

Concernant les aspects de coopération entre le nouvel établissement et les structures privées et professionnels libéraux, l’entretien avec le maire de Dinan nous conforte dans notre sentiment que les choses n’évoluent pas vraiment. Le secteur privé lucratif poursuit son développement sur les reculs du service public sans faciliter l’accès aux soins pour tou.tes (praticien.nes en secteur 2 – dépassement d’honoraires); on ne ressent pas, de la part des pouvoirs publics locaux de volonté politique d’agir pour faciliter l’accès aux soins de premier recours (création de centre ou maison de santé pluri professionnelles...) et pour développer la coordination avec les structures hospitalières. Cette question est pourtant déterminante pour assurer le retour à domicile après les soins ambulatoires et les prises en charge des personnes âgées multi pathologiques ou porteuses de maladies chroniques.

Bref, après ce premier entretien, nos inquiétudes demeurent et justifient notre vigilance et celle de tous les usagers des services de santé. La prochaine rencontre programmée sera notre entrevue avec la vice - présidente du Conseil Départemental des Côtes d’Armor où le sujet du devenir des structures médico-sociales (EHPAD, Unités de long séjour) du nouvel établissement sera abordé.

* Attac Pays malouin – Jersey ; FSU Ille et Vilaine ; La France Insoumise du Pays malouin ; Ligue des droits de l’Homme Saint-Malo et Pays malouin ; NPA ; Osons ! Solidaires 35 Pays malouin ; UDB

Malaise social chez Vivalto

Le 14/10/2023

Au moment où la clinique de l'Emeraude à Saint-Malo agrandit son établissement un article dans Basta éclaire les pratiques du Groupe Vivalto, un des premiers groupes privés de santéen France, propriétaire de la clinique.

 

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Lettre ouverte à la gouvernance du groupement hospitalier Saint-Malo Dinan

Le 10/10/2023

Le comité de pilotage de la coordination Le Monde d'Après Saint-Malo en association avec le collectif "Dinan divers'Cité", dans une lettre ouverte, interroge la gouvernance du groupement hospitalier Saint-Malo, Dinan, Cancale et évoque la possibilité d'un recours au tribunal administratif comme à l'hôpital Grand-Paris-Nord.

 

HOPITAL TERRITORIAL  L’ACCES AUX SOINS EST L’AFFAIRE DE TOU.TES.  
L’INFORMATION ET LE DEBAT AUTOUR DU PROJET SONT UNE DES CONDITIONS DE SA REALISATION

L’implantation de l’hôpital territorial et son plateau technique sur la zone d’aménagement concerté (ZAC) Atalante a donc été arrêtée en juillet dernier, le Conseil communautaire de Saint-Malo Agglomération ayant approuvé la cession au Groupement Hospitalier Rance Emeraude de 11,3 ha de terrain de cette ZAC.

Nous ne reviendrons pas sur les singulières modalités qui ont présidé à ce choix duquel les élu.es de Dinan-Agglomération ont été tenus à l’écart ! Pas un bon signal de démocratie sanitaire pour la suite de ce « grand projet ». Or justement, depuis le début juillet, aucune communication officielle n’a tenu informé le public tant sur le passage du projet devant le Conseil National de l’Investissement Hospitalier (CNIS), annoncé comme la prochaine et importante étape de l’opération, que sur les conditions de la fusion juridique des 3 hôpitaux (Saint-Malo, Dinan, Cancale). Sur ces deux points, comme sur d’autres (répartition des activités sur les différents sites, capacités d’accueil et d’hospitalisation, effectifs en personnel, modalités de financement, lien et coordination avec la médecine de ville…) les usagers et citoyen.nes ont le droit d’être informés et associés à un projet aussi important pour l’avenir sanitaire du territoire.

Ainsi, à force de pratiquer le secret et l’élaboration en comité restreint, vous prenez le risque de décrédibiliser ce projet de structuration pour les cinquante prochaines années et de générer de nouvelles oppositions. N’est ce pas ce qui est arrivé au projet de l'hôpital Grand Paris-Nord, dont la déclaration d'utilité publique a été récemment annulée par le tribunal administratif au motif principal que ce projet prévoit un nombre de lits insuffisant mais également après avoir considéré que le manque de débat public était un vice de procédure ? 

 

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Non à la casse de l'hôpital public !

Le 19/06/2023

Nous étions à Guingamp, Samedi 17 Juin, pour la défense du service public hospitalier.

Près de 3000 personnes se sont rassemblées ce Samedi 17 Juin à l'appel du comité de défense de la maternité de Guingamp pour manifester leur volonté de défendre l'hôpital et la santé publique sur tous les territoires de Bretagne. Ils convergeaent de tous les coins de Bretagne : Concarneau, Ploermel, Pontivy, Carhaix, Douernenez, Brest, Vannes, Dinan, Saint-Malo.

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Erwan Beaudouin a pris la parole au non du collectif Dinan Diver'cité et de la Cordination Le Monde d'Après du Pays Malouin pour témoigner de la mobilisation autour du projet de restructuration et concentration de l'offre hospitalière sur le territoire Dinan, Saint-Malo, Cancale portant un risque fort de dégradation du service et d'insécurisation pour les populations les plus éloignées du nouvel hôpital, particulièrement les habitant.e.s des communes rurales au sud de Dinan.

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A voir ou revoir, la conférence du Professeur GRIMALDI

Le 09/03/2023

Vous n'avez pu assister en direct à la Conférence du professeur André Grimaldi le 23 Février, pour vous, nous avons réalisé une captation vidéo intégrale.

Nous l'avons découpée en quatre parties et deux chapitres. 

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Chapitre 1 - Le diagnostic

 - Les maladies du système public de santé : diagnostic.

 

- Les questions de la salle 

 

Chapitre 2 - Les solutions

- Traitements

- questions de la salle

 

 

 

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Conférence du Professeur André Grimaldi

Le 12/02/2023

Pour une autre politique de santé

sur le Pays de Saint-Malo et Dinan

Le jeudi 23 février à 20h à Saint-Malo 
à l’espace Bouvet (Saint-Servan) 

 

Depuis plus de 2 ans, Le Monde D’Après et Dinan diver’Cité se sont imposés dans le débat autour du projet hospitalier controversé du secteur 6 (Saint-Malo, Dinan, Cancale) pour porter une parole citoyenne mais également pour faire connaître diverses analyses de la politique de santé actuellement à l’œuvre. 

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Anna, médecin de quartier populaire

Le 10/02/2023

Trouvé sur le site du Web Magazine "Histoires Ordinaires", ce portrait de Anna, jeune médecin exerçant au sein du cabinet médical collectif Asclepios, au cœur du quartier de Villejean à Rennes.  A LIRE ICI

Une occasion aussi de voir comment une part importante des professionnels de santé se sont organisés collectivement sur ce quartier, en lien avec des habitants, pour assurer à la population des parcours de santé de qualité. On y apprend ainsi que :

Sur le quartier de Villejean travaillent  90 professionnels de santé dont quatorze médecins généralistes. Quatre espaces collectifs de santé regroupent une part importante d'entre eux.

  • L a Maison médicale Asclépios (on l'appelle le plus souvent cabinet Kennedy) 53, cours Kennedy, réunit quatre médecins  associés,  et emploie deux secrétaires.
  • La Maison médicale Churchill, ( 6 avenue Winston Churchill) regroupe cinq médecins  généralistes, une rhumatologue, trois kinésithérapeutes et deux infirmières.
  • La Maison de santé Armagnac  (1 rue d'Armagnac) réunit quatre médecins, trois infirmières et infirmiers.


L'association Avenir Santé Villejean Beauregard  est située dans l'Espace Santé (7 rue de Normandie). L'ASVB gère la Maison de Santé Pluri-professionnelle Nord-Ouest qui regroupe 90 professionnels de santé, répartis sur 24 lieux différents dans les deux quartiers de Villejean et Beauregard. Le but premier de l’association est d’améliorer l’accès aux soins des patients.

Documentation : étude IRDES - Vers une redéfinition des frontières professionnelles autour de la division du travail de soin ?

Le 01/02/2023

 

 André GRIMALDI présente à sa façon cette étude de l'IRDES

Cet article de l'Irdes sur le financement du travail en équipe pluriprofessionnelle montre l'importance pour ce faire des infirmières  (dont les infirmières Asalée ) et des assistants médicaux . 

Il montre aussi l'obstacle que  représente le paiement à l'acte défendu par les libéraux canal  historique  se qualifiant  eux mêmes ironiquement de "médecins de demain". Comme quoi l'avenir marche parfois à reculons. 

L'hospitalo-centrisme a bon dos pour expliquer l'incroyable retard dans la construction d'un service de la médecine de proximité de premier recours travaillant en équipe pluriprofessionnelle.

L'ironie est d'autant plus grande que depuis 2004 (introduction de la T2A), 2005 (création de pôles), 2009 (loi HPST) les gouvernements successifs 

n'ont eu de cesse  d'abîmer les équipes de soins hospitalières en dissolvant les services dans des pôles de gestion, en supprimant des postes de secrétaires médicales et en transformant les infirmières en pions interchangeables au nom de la polyvalence et de la mobilité. Les ministres successifs ont toutes et tous depuis 20 ans prétendu "sauver l'hôpital" en appliquant  depuis 20 ans la même politique géniale de l'hôpital public entreprise commerciale ne sélectionnant ni ses "clients" ni ses activités soumis à une contrainte budgétaire cumulative  et subissant la concurrence du privé (à but lucratif ou non lucratif) choisissant ses activités et sélectionnant ses clients.

Finalement ils et elles ont participé à la destruction de l'hôpital sans avoir construit la ville. C'est ce que, toujours avec le même sens de l'ironie on a appelé, "le tournant ambulatoire".  

Et tout ça avec 11à 12% du PIB et  dans un déni quasi total de démocratie. La démocratie est remplacée par les voeux présidentiels au monde de la santé.

Mais au bout du chemin il y a Ramsay et Elsan ... Et qui vous savez!

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Où en est le projet de restructuration des hôpitaux publics de Saint-Malo et Dinan ?

Le 28/12/2022

La coordination "Le Monde d’Après du pays de Saint-Malo" et le collectif "Dinan diver’Cité"

ont rencontré l’ARS, la direction du Groupement Hospitalier Territorial et le Maire de Saint-Malo.

 

Ne pas confondre communique et informer, pour faire vivre une démocratie sanitaire.

En matière de conduite du projet et de communication nos deux délégations ont fortement contesté les méthodes de l’ARS visant à créer du consentement au détriment d’un processus permanent et documenté d’information, et écartant de fait des acteurs de terrain (élu.e.s, organisations citoyennes) au moment des choix.

La transmission seulement aujourd’hui à nos organisations de la lettre de cadrage du projet produite en fév 2021 et jamais rendue publique, illustre ce management de projet directif et opaque,

Une reconnaissance de la pertinence de nos analyses et interrogations.

S’il a fallu forcer la porte pour obtenir ces audiences, les échanges marquent cependant - à travers nous - une reconnaissance de la capacité des citoyen.nes à s’approprier ce dossier complexe et à contribuer à la réflexion sur le projet. Nous avons fait connaître notre volonté de nous inscrire dorénavant dans le processus d’élaboration.

Des engagements « ambitieux », sous fortes contraintes

Nos interlocuteurs ont clairement affirmé la nécessité d’agir fortement contre le risque de dépérissement des deux établissements (vétusté des installations, maintien et recrutement des personnels…) et manifesté leur volonté de faire du nouvel outil un établissement attractifMais ils font état également des contraintes fortes en matière de financement et de mise en concurrence -de fait- des établissements publics au plan régional 

Un projet médico soignant partagé (PMSP) détaillé mais dont la soutenabilité à court et long terme pose question.

- Un processus de fusion réaffirmé et théoriquement cohérent.

Le projet prend en compte la nécessité d’une articulation entre les soins hospitaliers, leur amont et leur aval et cherche à apporter les réponses aux problèmes d’installation de jeunes médecins sur tout le territoire. Il s’inscrit dans un processus de fusion  des établissements de Saint-Malo – Dinan – Cancale  en termes d’organisation des soins, de gestion des ressources humaines et des compétences médicales et non médicales, mais aussi dans une logique de complémentarité des sites fondée sur un modèle d’organisation et de division du travail issu du monde de l’entreprise. 

- Une complémentarité qui pose question.

Elle se base sur des équipes de spécialistes intervenant sur les différents sites mais avec « une gradation » et donc une hiérarchisation des activités entre les structures de proximité (Cancale, Dinan, Saint-Malo cœur de ville) et l'hôpital territorial (à Saint-Malo Ce dernier, décrit comme disposant d’un « plateau technique de haut niveau »  aurait pour fonction « le plus lourd, le plus sévère y compris en termes d’urgence. En revanche, si on nous affirme qu’un service d’urgence 24h/24 avec SMUR serait maintenu à l’hôpital de Dinan les activités de spécialités n’y seraient plus pratiquées qu’en ambulatoire (consultations, hôpital de jour, explorations…). On nous assure que cette « perte de substance » qui vient s’ajouter à la fermeture de la maternité et qui ne peut que heurter la culture de cet hôpital millénaire, serait compensée par l’implantation du plateau unique de rééducation fonctionnelle, d’un centre de maladies chroniques et du renforcement du pôle de médecine gériatrique.

Plusieurs problématiques restent pendantes et nous y reviendrons.

On aura compris qu’à la suite de nos échanges avec les porteurs du projet, notre perplexité et nos doutes sur ce projet demeurent. Sans évoquer à ce stade la question de son financement, sa mise en œuvre et sa pérennité, basées sur la mobilité et le recrutement de professionnel.les dans le contexte actuel et encore à venir, sera-telle soutenable dans la durée ?

- Dans le contexte actuel de la démographie médicale et des professionnel.les de santé, comment la médecine de ville pourra assumer la charge accrue dans le suivi des soins et de  l’hospitalisation à domicile, conséquence de la volonté de réduire le temps d’hospitalisation à l’hôpital et de réduire les capacités en lit ?

- Comment permettre à l’hôpital public d’assurer le pilotage stratégique du système hospitalier et de soins primaires et de suite, entre établissements publics, établissements privés non lucratifs ou lucratifs, médecins et soignants libéraux ?

- Comment assurer la permanence du soin pour tou.te.s dans un système accordant une plus large place aux services numériques et multimédias (télémédecine, téléconsultation)

- Quelle politique pour les villes et agglomérations d’aménagement et gestion de "centres de santé" pour faciliter la médecine de groupe, la médecine salariée afin de résorber et lutter contre les déserts médicaux ?

 

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 La coordination Le Monde d’Après souhaite rencontrer le Président du Conseil de Surveillance de l’hôpital de Saint-Malo

Le 12/12/2022

Depuis plus de 18 mois la coordination porte une parole citoyenne sur le projet de restructuration des établissements du groupement hospitalier de la Côte d'Emeraude : Saint-Malo, Cancale et Dinan. Elle a alerté les élu.e.s du secteur sanitaire N°6, en leur adressant son dossier « La santé du futur se décide maintenant ». Ce dossier présentait :

  • les résultats d’une enquête auprès de la population,
  • les  interrogations et les inquiétudes suite au défaut d’information sur ce projet ;
  • des témoignages de patient.e.s sur les difficultés de fonctionnement du service public de santé sur notre territoire.

 

Dans cette logique, la coordination a obtenu de rencontrer le directeur de l’Agence Départementale de Santé ainsi que le directeur du Groupement hospitalier du territoire Rance – Emeraude (Le 14 Décembre).

Monsieur Lurton, Maire de Saint-Malo, Président de Saint-Malo-Agglomération et du Conseil de Surveillance a également été destinataire d’une demande d’audience de notre part le 13 octobre dernier.  Mais depuis, rien !

 

La Coordination Le Monde D’Après organise un rassemblement devant la mairie de Saint-Malo

le vendredi 16 décembre à 14h

afin qu’une délégation soit reçue et que nous puissions connaître les réponses à nos questions.

 

 

Au lendemain de la présentation du projet de restructuration à l’avis du Conseil National de l’Investissement en Santé (le 15 Décembre) et au moment où le service public hospitalier souffre d’un manque criant de capacités d’accueil tant des patient.es que du personnel, il est urgent que le contenu de ce projet soit rendu public et que le président du Conseil de Surveillance fasse connaître sa position sur les secteurs relevant de la politique de la ville en matière de santé. 

 

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Compte rendu de l'audience à l'ARS

Le 03/12/2022

Le Directeur départemental de l’ARS 35 a reçu une délégation citoyenne composée de 2 membres de la coordination Le Monde D’Après, du collectif Dinan diver’Cité et du maire de la commune de Lanvallay parlant au nom  des élus des communes de la frange sud du pays de Dinan et de Dinan agglomération.  

 

Quelques confirmations.

Sur l’enveloppe financière en cours de finalisation sur une base de 480 millions dont 150 financés par une subvention de l’ARS. Elle sera présentée mi-décembre à la Commission Nationale des Investissements de Santé pour validation. Pas d’autre précision sur les 330 millions à financer par emprunt par le Groupement Hospitalier et la gestion de l’endettement qui en découlera.

Sur le positionnement des 3 sites : Cancale sans changement, Saint-Malo serait le lieu d’implantation du plateau technique. Pour Dinan, le directeur départemental indique l’ouverture d’une offre médecine de spécialité permanente (sans lit d’hospitalisation complète !) et d’un accueil des urgences de premier niveau avec déchocage à l’hôpital à Dinan, étude d’une « maison des naissances » à imaginer pour pallier les effets négatifs de la suppression de la maternité et ouverture d’un service de soins de suite et de rééducation.

L’ARS affirme sa volonté de rendre le système hospitalier « attractif » pour fidéliser des spécialistes et lutter contre la désertification mais aucune perspective concrète n’est donnée sur la solution à apporter pour remédier à la crise de la démographie des professions de santé (médecins et paramédicaux) sur les 7 prochaines années, à part la montée en puissance des nouveaux métiers soignants aux responsabilités élargies (infirmièr.e de pratique avancée,…). 

 

Beaucoup d’interrogations subsistent.

Quelle sera la capacité globale du projet en termes de lits d’hospitalisation à temps complet ? Qu’en sera-t-il des fermetures pour les fermetures envisagées à l’hôpital de Dinan. Comment réduire les capacités d’accueil et faire face à la croissance de la population, à son vieillissement et aux pics d’activité. Comment prévenir le risque de voir de plus en plus de patients passer des sur des brancards dans les couloirs des urgences.

Quel sera rôle de l’hôpital public dans le fonctionnement du système sanitaire : le principe du rôle de pilotage est réaffirmé sans précision sur le partage des spécialités et des services avec les structures privées. C’est la porte ouverte pour une privatisation accrue du système de santé ainsi que cela peut être observé dans de nombreux territoires

Quel sera le dispositif de soins post-hospitalisation? Cela reste totalement flou et on peut douter de la capacité de la médecine de ville à venir en appui à l’hôpital, alors que les praticiens sont d’ores et déjà en nombre insuffisant ou surchargés. Le projet est en discussion au sein du CTPS (Communauté territoriale Professionnelle de Santé) composée de médecins libéraux.

Quelle sera la pérennité d’un tel dispositif qui risque d’induire une fuite supplémentaire de patients vers Rennes ou, dans une moindre mesure, vers Saint-Brieuc provoquera à terme une perte de charge et risque de mettre en péril l’existence même du secteur sanitaire ?

 

Un constat demeure, celui d’une démocratie sanitaire aux petits pieds.

Seuls les documents finalisés font l’objet d’une communication publique, les éléments discutés en réunion de travail restent circonscrits aux groupes de travail. La population ne peut donc intervenir sur le déroulé de discussions qui la concernent et donc en amont des décisions. 

Les élu.e.s de terrain ne sont pas associés à l’aménagement du territoire, ainsi qu’en témoigne le maire de Lanvallay qui dénonce le rôle des agoras organisées par l’ARS, qui se limitent à la communication de décisions déjà prises en leur absence et dont la seconde série a été annulée.

Les représentants des patients dans certaines instances de concertation sont nommés par l’ARS, ce qui interroge sur la transparence en matière de prise de décision Le directeur Départemental de l’ARS 35 rappelle toutefois que les présidents des conseils de surveillance et des Comités Territoriaux de Santé ont toute latitude pour associer les organisations qui le souhaitent à participer aux réunions de leurs instances et à diffuser l’information. Force est de constater que jusqu’à présent, malgré des réponses positives à nos demandes de rencontre des maires de Saint-Malo et de Dinan, ainsi que du directeur du Groupement Hospitalier, il n’a été constaté aucune démarche concrète dans ce sens.  

 

 

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Conférence de Christophe Prudhomme, médecin urgentiste

Le 03/12/2022

Christophe Prudhomme est médecin urgentiste au SAMU 93, porte parole de l'AMUF (Association des Médecins Urgentistes de France). C'est un des grands médecins, syndicalistes, très engagés pour la défense du service public de santé.

Il était l'invité de la coordination LMDA à Saint-Malo le 1° Mars 2022. Un incident technique avait empêché la captation vidéo de son intervention et nous le regrettions tant nous avions appris sur le processus du grand démentellement de l'hôpital public et comment élaborer des solutions pour sortir de la crise.

Vendredi 25 Novembre à Vitré, grâce à LFI, nous avons eu une séance de rattrapage de ce bel exercice "d'éducation populaire"  comme le qualifie lui même Christophe Prudhomme.

Voici donc la captation intégrale de son intervention qui vient compléter la conférence remarquée de Fredéric Piéru en Janvier 2022.

 

Blog Médiapart : Adresse aux français pour stopper la mise à mort de nos Hôpitaux Publics

Le 14/11/2022

Sur le blog MEDIAPART de Laurent THINES un billet intéressant sur la casse de l'hôpital public.

Le Pays Malouin rend compte de la réunion de Plouër-Sur-Rance

Le 07/10/2022

"On nous prends pour des abrutis" titre Le Pays Malouin du 6 Octobre en écho à la réunion du 27 Septembre à Plouër-sur -Rance animée par Le Monde d'Après du Pays de Saint-Malo et Dinan Diver'Cité.

Le projet de réorganisation des hôpitaux de Saint-Malo et Dinan avance cependant des citoyens et des élus déplorent d'être "relégués au second plan".

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Interview de Rémi Salomon, qui représente les médecins à l'APHP.

Le 11/08/2022

L'hôpital en souffrance

"On a commencé à penser d'abord à la dépense avant de penser aux patients et cela pose problème :  parce qu'on est là. On a un peu mis dans la tête le personnel hospitalier qu'il fallait qu'il y ait une rentabilité de notre activité. Est ce que l'hôpital doit être rentable ? Est ce que l'école doit être rentable ? Ce sont de grands services publics de la nation. Est-ce qu'il faut accepter cette logique de rentabilité ? Je ne crois pas", affirme président de la Commission médicale d’établissement des hôpitaux de Paris.

"Aujourd'hui, on a du mal à trouver du personnel à l'hôpital pour travailler la nuit ou le week-end. Ce sont des travaux qui sont durs, pénibles et pas assez rémunérés. Mais on n'a pas le choix. Les patients sont là le jour, la nuit, le week-end, 365 jours par an. Donc il faudra, si on veut garder du monde l'hôpital, mieux rémunérer le personnel", ajoute-t-il.

Ecouter l'Interview sur France Culture, le 6 Juillet 2022

La santé communautaire, une autre façon de penser la médecine

Le 11/08/2022

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Dans certains quartiers populaires, des centres pratiquent la « santé communautaire ». Médecins, assistantes sociales, associations de patients, élus... s’allient pour proposer une santé de proximité. Reportage de la revue REPORTERRE, à Saint-Denis, en Île-de-France.

Une expérience inspirante à lire ICI 

 

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La santé ça nous regarde - le dossier N°1

Le 28/07/2022

En libre accès, le dossier édité par la coordination LMDA

"AUX PAYS DE SAINT-MALO DINAN, LA SANTE DU FUTUR SE DECIDE MAINTENANT"

Voila près de deux ans que les membres de la coordination Le Monde d'Après du Pays de Saint-Malo, associés à ceux du collectif Dinan Diver'Cité se mobilisent pour sauvegarder l'Hôpital Public et exiger une vrai politique du "prendre soin" sur le Secteur de santé n°6 : Saint-Malo, Dinan, Dinard, Cancale, Dol de Bretagne, Combourg. ().

La nécessaire réhabilitation et mise à niveau des infrastructures hospitalières et l'adaptation des projets médico-soignants partagés aux besoins de santé des populations du territoire pour les trente prochaines années, constituent un enjeu majeur de santé publique, d'aménagement du territoire et de démocratie. La place centrale et le rôle structurant que devraient prendrent les trois hôpitaux publics n'est pas acquise. 

L'hôpital a domicile c'est moi​​​​​

Si l'on n'y prend garde, d'ici quelques mois, l’ARS et la direction du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT*) Rance Emeraude auront engagé irréversiblement plusieurs options : le déplacement de l'hôpital de Saint-Malo hors du centre-ville ; le dépérissement en quelques années de l'hôpital de Dinan ; la réduction annoncée de plusieurs dizaines des lits d'hospitalisation complète en chirurgie, médecine et obstétrique sur l'ensemble de notre territoire. Comment peut-on soutenir des options aussi radicales sans un véritable débat public ? En effet la conduite de ce projet se fait à rebours de la promesse de "Démocratie Sanitaire", inscrite dans la loi. 

En étant aux côtés et à l'écoute des syndicalistes et professionnels de santé, des élus locaux, particulièrement sur le pays de Dinan, en enquêtant auprès de la population, en mobilisant l'expertise et en débattant avec des experts reconnus (sociologues, économistes de la santé, cadres de services hospitaliers engagés pour la défense de l'hôpital public), les membres de nos deux collectifs ont développé leur compréhension du problème et entrepris un vrai travail d'information, d'éducation populaire et de mobilisation sur le sujet de la santé, dans le contexte du territoire.

Séquelles d'avc

illustrations Thomas Schmutz (C)ADAGP 2022

Ce dossier est une base de connaissances, d'interrogations, de propositionutiles pour renforcer l’action, faciliter l’expression et la mobilisation des citoyen.ne.s concernées et leur donner des clés pour combattre les régressions inscrites dans les quelques éléments portés actuellement à la connaissance de la population. Il sera également communiqué aux comités de défense de l’hôpital public de notre région afin de faciliter la construction de convergences dans la lutte pour un service de santé de qualité pour tou.te.s. Cet outil évoluera, s'enrichira.

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Conférence avec Christophe Prudhomme

Le 28/02/2022

Photo ch prudhomme

La coordination Le Monde d'Après du Pays de Saint Malo* à laquelle s'est associé le collectif Dinan Diver'Cité, a convié le docteur Christophe Prudhomme, pour animer une conférence débat,

ler Mars à Saint Malo, à 20 H 30, salle de quartier de Rocabey, rue Jules Ferry.

Médecin urgentiste au Samu 93, Le docteur Prudhomme s'est engagé depuis longtemps pour la défense du service public de santé et des personnels hospitaliers. Il est délégué CGT et porte parole de l'Association Nationale des Médecins Urgentistes. A ce titre il est depuis deux ans un des médecins les plus consultés pour analyser la politique sanitaire anti covid.

 Son expérience de praticien à l'hôpital public et son analyse, de l'intérieur, des causes et conséquences de l'adoption du modèle industriel de "l'hôpital entreprise", aideront à décrypter le projet de fusion rénovation restructuration des hôpitaux de Dinan et Saint-Malo et d'élaborer des propositions alternatives qui répondent aux enjeux de santé du territoire et aux attentes de ses habitant.e.s.

Cette conférence sera aussi l'occasion de faire le point de l'avancée sur le projet et la manière particulièrement opaque dont il est conduit ; d'entendre les représentants CGT et Sud du personnel de Dinan et Saint-Malo ; de faire écho à l’inquiétude des Maires et élus du Pays de Dinan, de relayer les attentes et les interrogations des populations, laissées à l’écart du processus d’élaboration du projet. 

Une nuit avec le Samu à Laval.

Le 19/02/2022

Le Samu à Laval, éprouvé par "le système de santé qui s’effondre".

Quand les journalistes de la PQR peuvent enquêter…

Ce reportage met en perspective les questions que nous portons sur la restructuration des hôpitaux de Dinan et Saint-Malo et les conséquences d'une dévitalisation et du risque de la fermeture à terme des urgences de Dinan.

Pendant les vacances scolaires de février 2022, Ouest-France a passé plusieurs heures avec les équipes du Samu (service d’aide médicale d’urgence), un soir de fermeture des urgences du centre hospitalier de Laval (Mayenne). Au centre de réception et de régulation des appels, il a beaucoup été question du « système de santé qui s’effondre ». Les professionnels ont le sentiment que « tout part en vrille ». Mais ils sont là. Parce que la santé est et doit rester, pour eux, la priorité.

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Pierre Maxime est médecin urgentiste de garde cette nuit-là. photo OUEST-FRANCE

 

« Cette nuit-là, - les Urgences de Laval sont fermées faute d’effectifs - les patients ne pourront pas être envoyés aux urgences de Laval, sauf urgences vitales. « Cela n’impacte pas notre régulation »​, assure Anne-Marie, une des deux assistantes de régulation médicale présente pour cette garde. « On pose les mêmes questions aux gens ».

« Mais on gère les pompiers et les ambulances »​, complète Noémie. « On voit les durées d’intervention s’allonger quand un patient qui aurait pu être accueilli à Laval est envoyé à Mayenne ou à Château-Gontier. »

Une situation qui suscite « questionnement, incompréhension et colère » ​chez Anne-Marie, assistante depuis 17 ans. « On voit le système de santé se dégrader. » ​Elle cite les urgences de Vitré, Fougères (Ille-et-Vilaine) ou du Bailleul (Sarthe), « où il peut nous arriver d’envoyer des patients » ​et qui connaissent les mêmes difficultés.

« Tout part en vrille »​, ose-t-elle dire. « J’aimerais bien que les candidats à la présidentielle, passent une nuit entière avec nous, pour qu’ils prennent conscience des conséquences de ces fermetures. Tous ces gens qui appellent, on en fait quoi ? On les envoie où ? La population n’est plus totalement en sécurité. »

Les deux médecins urgentistes de garde cette nuit-là, décrivent une « permanence des soins dégradée »​. Certains habitants n’appellent pas, associant la fermeture à une absence de prise en charge. D’autres ont « peur de déranger »​.

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